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29 Oct

ANGOLAGATE ET LE SECRET DEFENSE, OU LA COMPLICITé DES éTATS...

Publié par By UGO

Selon l'ONU, le trafic d'armes est l'une des trois activités illégales les plus lucratives avec le trafic de drogues et la prostitution . Le marché international du trafic d'armes est évalué à 1200 milliards de dollars par an. On estimait, en 2004, à 500 millions le nombre d’armes légères en circulation dans le monde, armes qui ne font l'objet d'aucun traité international  – dont plus de 100 millions en Afrique!
 En 2008, les commandes d'armes françaises ont augmenté de 13% pour atteindre 6,58 milliards d'euros. Le ministère de la Défense se félicite de cette "remontée" dans un secteur où "la concurrence étrangère reste vive".
Mais l'objectif français est d'atteindre à terme les 10 milliards d'euros.
 En 2007, le volume global des exportations d'armement avait atteint 67 milliards d'euros cette année-là. Entre 2001 et 2004, c'est la Russie qui s'est hissée au premier rang des exportateurs d'armes (26,9 milliards de dollars) suivie par les Etats-Unis (25,9 milliards de dollars), la France (6,3), l'Allemagne (4,8) et la Grande-Bretagne (4,4). Ces cinq pays assurent à eux seuls 81% du commerce mondial des armes. Au précédent quinquennat, les Américains avaient vendu pour 53,4 milliards de dollars d'armes contre 16,4 milliards pour la Russie (principaux destinataires de ces ventes d'armes russes : la Chine et l'Inde suivi du Yémen et du Vietnam qui se partagent la troisième place).
LE DEFI EST IMMENSE...! 



Certes, les États-Unis sont ultradominants avec 55 % du total mondial devant l’Union européenne (Grande-Bretagne et France principalement) avec 30 % du total et la Russie. Mais la concurrence s’exacerbe avec la montée en puissance de la Russie qui a chassé la France de la troisième marche du podium en 2005, les ambitions de l’Allemagne et l’entrée en scène de nouveaux acteurs comme Israël.
Secret commercial, précautions diplomatiques, confidentiel défense : les transferts d’armes légères sont on ne peut plus discrets. Parmi les ruses de cette conjuration du silence, le flou entretenu sur l’ensemble de la chaîne.
A une époque où le « combat contre le terrorisme » domine l’agenda international, on serait en droit d’attendre un regain d’intérêt pour le contrôle des armements. Des efforts devraient être faits pour empêcher les armes de parvenir aux responsables de violations des droits humains. C’est le contraire qui se produit.
Les pays européens et d’autres affirment fonder leurs exportations d’armes sur des critères de respect des droits humains ; aux Etats-Unis, une loi spécifique – appelée Leahy Amendments – interdit l’aide et la formation militaire aux unités de forces de sécurité étrangères qui auraient commis des violations des droits humains. Ces principes sont balayés au nom de la lutte contre le « terrorisme ».
Le 26 octobre, à une majorité écrasante, l’Assemblée générale des Nations unies s’est prononcée pour un traité international sur le commerce des armes : 139 pays ont voté pour et seuls les Etats-Unis ont voté contre. Ce texte fait suite à une mobilisation de trois ans menée par la « Campagne “Contrôlez les armes” » (Amnesty International, Oxfam International et le Réseau d’action international sur les armes légères).

Nombre de ventes d'armes effectuées par des États souverains se font sur le marché « gris », à la frontière du légal et de l'illégal. Ainsi, le Royaume-Uni autorisait des ventes de matériel de guerre à des pays dont il avait condamné le non-respect des droits de l’homme, comme l’Indonésie, le Népal et l’Arabie Saoudite et alors que les directives sur les exportations d’armes stipulent que les autorisations seront refusées s’il existe « un risque manifeste qu’elles puissent être utilisées à des fins de répression interne ».

 

Dans les années 1990 l'accroissement des conflits localisés, mettant aux prises des armes irrégulières, a favorisé l'essor de la demande. De plus, l'accroissement des règles internationales (embargo international sur les armes sur un pays, renforcement des contrôles...) ont favorisé la demande d'armes livrées illégalement.

Les zones où les armes illégales sont le plus achetées actuellement sont le Soudan et la RDC. Les conflits en ex-Yougoslavie, en Sierra Leone, en Érythrée et en Colombie ont été alimentés par des armes illégales.

Pour la plupart les échanges se font par voies maritime et aérienne, en camouflant les transports et en falsifiant la nature des cargaisons, avec ou sans complicités officielles.

La réglementation internationale oblige chaque exportation, importation et fret d'armes à être accompagnée d'un document précisant l'expéditeur et le destinataire (en France, toute vente d'armes par une entreprise est soumise à l'autorisation de l'État). Une technique de fraude consiste à l'achat d'armes légalement par un État, qui les réexpédie illégalement ensuite ; la Chine a ainsi été critiquée à plusieurs reprises, notamment lors de la vente de 50 hélicoptères par la France.

La résolution prévoit que le secrétaire général consultera tous les Etats membres des Nations unies sur la faisabilité, la portée et les premières bases d’un instrument vaste et contraignant fixant des normes internationales communes pour l’importation, l’exportation et le transfert des armes classiques.

 

 A VOIR OU A REVOIR....bY uGO

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ugo 08/12/2009 15:28


thank you very much for your commentary


finance dissertation 08/12/2009 13:37


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